Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 04:44

Début mars, sous 35 degrés Celsius, je débarquais à Siem Reap, au Cambodge. Après la visite de mes parents, il était temps pour moi de me lancer dans mon deuxième projet humanitaire. Pour ce faire je rejoignais la ‘Ponheary Ly Fundation’ que nous avions visitée début décembre avec les deux Galand (http://theplf.org/). L’objectif de l’association est de permettre aux enfants défavorisés de se rendre à l’école. Ceci en leur fournissant des uniformes, matériel scolaire, vélos pour ceux qui habitent loin, repas, médicaments, vaccins… La fondation ne fournit pas seulement le matériel mais elle met tout en œuvre pour que les enfants aient la meilleure formation possible. Ainsi la fondation paie des formations aux professeurs, organise des cours d’informatique et d’anglais. Bref, j’arrivais dans une association plutôt récente (elle existe depuis 4 ans), mais qui ne cesse de croître, comme peuvent en attester les 2200 enfants dont elle s’occupe. En logeant à la Guesthouse, ou se trouve le siège de l’association, je retrouvais également un semblant de confort (tv, air conditionné et eau chaude), mais aussi un planning de mes journées plus chargé et surtout plus varié qu’en Inde. J’ai ainsi assisté les autres volontaires pour les cours d’anglais, traduit le site de la fondation en français, géré les stocks de l’association, distribué des uniformes (au plus grand plaisir des enfants), remis en état des ordinateurs, lavé et soigné des enfants deux fois par semaine et surtout donné cours de français. Et oui, j’ai enseigné le français (en travaillant surtout la prononciation) durant 2 semaines et étais appelé « Monsieur Nicolas ». Je donnais cours 3 heures par jour, à 3 classes différentes de plus de 50 élèves âgés de 8 à 11 ans. Cela a vraiment été une expérience enrichissante d’un point de vue pratique (organisation du cours et apprentissage du métier de professeur), mais surtout d’un point de vue humain. Ces enfants sont si enthousiastes, heureux d’être en classe et souriants que c’est hyper-motivant de les rejoindre chaque jour. J’ai pris beaucoup de plaisir à préparer et à donner cours, en grande partie car les enfants me le rendaient bien. C’est avec regret que je les ai quittés samedi dernier. J’ai également profité de mon séjour au Cambodge pour faire quelques excursions. Je suis évidemment retourné aux temples d’Angkor pour admirer ces chefs d’œuvres de l’art Khmer. Cette longue journée a été marquée par de nombreuses photos prises dans les temples, un pneu de vélo crevé et de chouettes rencontres avec des vendeurs locaux. Sur la fin de mon séjour, voulant gouter une dernière fois à l’atmosphère de la campagne du Sud-est asiatique, je me suis rendu a Battambang (160 km vers le sud). Arrivé sur place, je me suis empressé de louer une moto pour m’aventurer dans les chemins de terre traversant ces superbes paysages. J’ai ainsi déambulé durant 2 journées au gré des rencontres, temples et chemins. J’ai profite de ma soirée pour aller assister a un spectacle de cirque donné par des enfants défavorisés. Une chouette expérience J A côté de cela, j’ai également participé à la fête de la musique a l’école, assisté à un spectacle de danse Apsara avec mon parrain de passage a Siem Reap, parcouru les villages avoisinants en vélo ou visité le village flottant du Tonle Lac. C’est avec regret que je vais quitter ce pays et surtout ses habitants. Voyageant seul j’ai inévitablement été amené à rencontrer de nombreuses personnes dont une grosse majorité de locaux. J’ai également passé beaucoup de temps avec la famille qui gérait la guesthouse (soit une quinzaine de personnes) en jouant à des jeux de sociétés, en les accompagnants a la foire locale ou en faisait des barbecues. On sent que ce peuple a terriblement été marqué par les événements des dernières années (génocide causé par les Khmers rouges, guerre avec le Vietnam et guerre civile). Cependant derrière cette façade on découvre des gens tout à fait charmants, simples, généreux et une joie de vivre communicative. Ce séjour au Cambodge aura été intense par mes activités, mais également par les moments passés en compagnie des locaux. Désormais j’ai rejoint 2 potes à Adelaïde en Australie avec qui on va remonter le pays en Van. L’aventure continue !

 

Desole pour le retard. Voici un resume de mon sejour au Cambodge. Je suis actuellement en Australie ou tout se passe fort bien. Cependant tout coute beaucoup plus cher, egalement l'acces au net, ce qui fait que je me connecte beaucoup plus rarement. Il y a un album photo intitule "Cambodia - Ponheary Ly Fundation"

Par Nico-Jo-Rv
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 15:08
Pour la derniere fois que nous nous retrouvons bic en main et face a une feuille de papier, nous vous epargnerons les longs recits (ouf se disent certains?).
Nous serons en effet en Belgique probablement 2-3 jours apres avoir publie cet ultime article. Que le temps passe vite!

Ou en etions-nous? Ah oui, nous attendions toujours nos visas et decidions de rejoindre Amed, sur la cote est de Bali.
Tres petit village s'etendant le long de l'ocean, c'est un endroit calme et reposant, mais surtout repute pour ses formidables sites de plongee.
Et comme c'etait encore quelque chose d'inconnu pour nous, nous decidions de nous y mettre et d'y passer notre licence de plongee en Open Water dont la duree est de 3 jours.

Nous etions encore en hors-saison, du coup, nous avions un instructeur pour nous 2. Tout allait donc beaucoup plus vite!

Le 1er jour, apres quelques cours theoriques en matinee et 1h d'exercice en piscine, notre instructeur decida, deja, de nous emmener en mer, a notre plus grand bonheur!
L'endroit choisit ne fut pas n'importe lequel puisqu'il s'agissait d'aller admirer les coraux decorant 'l'Epave Japonaise', un bateau de 20m reposant a moins de 10m de profondeur.

Respirer en dessous de la mer, c'est un autre monde, de nouvelles sensations, de nouvelles dimensions et sans aucun doute de nouvelles rencontres avec une population de poissons, crustaces, coraux et autres mammiferes marins inestimables.

Les 2 jours suivants, nous revisames bien entendu quelques exercices sous l'eau, et nous profitions de 4 nouvelles plongees, dont la derniere qui restera inoubliable. En effet, notre instructeur nous proposa d'aller observer le Liberty, bateau militaire americain qui fut attaque a coups de roquettes sous-marines par les japonais en 1942.
Pas de mort puisque l'equipage fut sauve...nous pouvions donc nous rejouir de cette attaque qui a profite, lors des decennies qui suivirent, a l'expention de tout un recif coralien!
Une epave de 120m de long (imaginez l'engin!), ou nous pouvions rentrer dans certaines salles et autres couloirs verticals. Le tout frequente par des milliers (millions?) d'especes aquatiques, dont des raies, des dauphins, des requins, ... Un regal!
Le requin est le seul poisson que nous n'avons pas croise mais certains poissons etaient tout aussi impressionants, si pas plus, mesurant parfois plusieurs metres de long.

Nous etions aux anges apres avoir decouvert ce nouveau sport et definitivement accroche a celui-ci, surtout dans des sites faisant parties des plus beaux au monde! Nous n'en resterons certainement pas a notre coup d'essai!

Enfin nos visas!

Direction Lombok, l'ile juste a l'est de Bali, en emportant avec nous que le strict necessaire (un petit sac a dos chacun) pour les 10 derniers jours de notre long periple asiatique.
Apres 1h30 de moto et 5h de bateau, nous debarquames en soiree au port de Lembar. Ne s'etant pas trop renseignes sur l'ile et son agencement et vu le peu de lumiere sur les routes, nous decidions de prendre un hotel...rempli de moustiques...on vous passe les details de notre nuit.
Le lendemain matin, il etait grand temps de foncer en moto vers le sud, a Kuta Lombok, ou nous devions rejoindre nos amies francaises, avec qui nous avions auparavant decouvert une partie de la Malaisie et Singapour.
Petite aprem sympa sur la plage pour Herve, tandis qu'une longue remontee vers le nord s'etait imposee a Jo (421 oblige!) afin de retirer des roupies a l'ATM le plus proche.

La soiree en compagnie de nos deux chirurgiennes et de leurs potes venus les rejoindre en vacs fut plus que sympa et se termina au bord de la piscine de l'hotel (oui, on fait quelques petits extras en fin de voyage...quoique 4 euros la nuit n'est pas non plus abuse!).
Les deux jours suivants consistaient en une balade a moto autour de l'ile. D'abord le sud-est avec ses routes catastrophiques de par ses crevasses et caillasses.
Apres s'etre maintes fois retenus de tomber, nous papillonnames de plages idylliques en plages resplendissantes, de petits villages locaux en petits villages delabres, jusqu'au moment ou de tres charmants indonesiens (comme souvent, on vous l'a deja dit!) nous avertirent qu'il etait peut-etre temps de remonter vu l'absence de guesthouses dans les environs.
Deux heures de route (avec un pneu creve en plus. Heureusement que bons nombres de petits "garagistes" locaux se trouvent sur les routes) en fin d'aprem nous emmenerent finalement a Tetebatu, au pied du volcan situe au centre de l'ile.
Un honorable magicien nous proposa son homestay compose d'une seule chambre. Nous avons donc eu droit a quelques tours de passe-passe ainsi qu'a l'apprentissage de certains d'entre-eux.
Tetebatu est surtout connu pour ses cascades que nous avons visitees avec plaisir.

Un petit passage vite fait a Mataram, chef lieu de Lombok, pour terminer notre tour de l'ile par Senggigi et sa superbe route cotiere qui nous emmena au petit embarcadere vers les Gili's, groupe de 3 iles au large de Lombok.

Ce petit achipel etant uniquement pieton, nous nous devions de parquer notre monture apres, une nouvelle fois, pas mal de negotiations (c'est devenu inne!). Les Gili's sont donc la derniere destination de notre voyage avant de rejoindre Bali, avec l'objectif de se relaxer un max et profiter a fond du soleil levant.
Nos journees se deroulerent donc sur la plage, avec bronzette a gogo, snorkeling, balade en bateau, cocktails de fruits frais, glaces ainsi que de bons repas de fruit de mer (et oui, c'est plutot touristique et ambiance vacances ici).
A noter les enormes tortues durant nos sessions snorkeling qui nageaient tranquillement a nos cotes sans reellement se demander pourquoi ces intrus terrestres emettaient autant de bulles.

Nous avons egalement pris la decision d'accroitre nos competences en plongee en effectuant la specialisation en profondeur (Deep Dive). C'est donc a 30m que nous sommes descendus faire quelques exercices et admirer la vie aquatique, ponctue par quelques fous rire dus a l'azote trop abondante.
Le temps de plongee etant nettement reduit (4 fois plus de pression, ce qui engendre une consommation nettement plus elevee en oxygene) nous a fait conclure qu'il est plus interessant de rester entre 10 et 20m, la ou, d'ailleurs, le recif coralien est le plus beau.
A 3 jours de notre depart pour l'Europe, nous reenfourchions notre moto pour rejoindre le paquebot jusque Bali. Un dernier petit stop a Ubud (un peu trop commercial a notre gout mais on nous avons assiste a la cremation d'un defunt) situe au centre de Bali avant de revenir a Kuta et attendre notre vol pour Kuala Lumpur lundi matin, puis Londres et enfin rejoindre en Eurostar notre tres cher pays mardi aprem. Quelle aventure!
 
Par Nico-Jo-Rv
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 05:47
Voici un compte-rendu de mon dernier mois de voyage. Je n’ai pas le talent de rédaction de Jo ou d’Herve, soyez indulgent!

Lundi 1er février, il est 10h, quand après 4 superbes mois passés ensemble, je quitte les deux frères. En effet, après l’aventure, il est temps d’aborder la phase humanitaire de mon voyage. J’avais décidé bien avant le départ qu’une partie de mon trip serait consacrée aux autres.
Je me suis mis donc en route vers Calcutta, ville d’adoption de Mère Thérèsa. A mon arrivée, je me trouve d’emblée plongé dans le bain indien. Cette impression est unique à ce pays : atterrir au milieu d’une ruche humaine où l’objectif prioritaire de chaque personne est de “survivre”. Pour cela, tous les moyens sont bons: collecte de bouchons de bouteilles, taximan cycliste, guide improvisé dès l’apparition du moindre touriste,... Cependant, au milieu de cette activité débordante, le respect est omniprésent. Celui-ci est si bien caractérisé par le petit basculement de tête horizontal qu’on retrouve sur tous les visages sur lesquels on s’attarde. Il faut ainsi pouvoir prendre le temps d’observer ou de discuter avec ces hommes tant marqués par la vie, mais aussi si avides d’en apprendre plus.
J’ai donc passé 2 journées à déambuler au hasard dans la cité de la Joie (selon le livre de Dominique Lapierre). Je suis ainsi passé du métro (une seule ligne pour la ville), à une mosquée ou à un temple hindou, tout en traversant un marché aux fleurs ou en m’attardant au Victoria Mémorial (palais colonial anglais). J’ai également, comme 1 million de personnes par jour, traversé l’Howrah Bridge (qui a son “code du trottoir” pour géré ce flux) pour finalement m’installer dans un “restaurant de rotis” (crêpes salées indiennes).

Le lendemain soir, il était temps de prendre le train en direction de la province d’Orissa et plus précisément du village de Jagannath Pur. Cette région est une des plus pauvres de l’Inde avec 40 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Après 17h de train traversant de larges rizières, 1h de bus et un taxi, je suis enfin arrivé à destination. Le décor était planté des mon arrivée avec les boeufs tirant la charrue, les femmes autour d’un puits d’eau, les enfants courant nus dans la rue et les maisons en terre. Place à la découverte de l’Inde rurale!
Situons le contexte de l’orphelinat. L’Indian Orphan Mission est gérée par Andrew (35ans) depuis 10 ans. Il a développé l’association pour aujourd’hui accueillir quotidiennement plus de 30 enfants. Grâce à de jeunes belges, il a pu construire un bâtiment en brique de 120 m2 avec électricité (quand il n’y a pas de pannes) et eau courant. On peut le considérer comme luxueux pour la région.
L’accueil a été chaleureux de la part des enfants mais également de la famille d’Andrew présente pour l’aider. J’ai eu droit à une petite cérémonie de bienvenue, des chansons et des fleurs.

Le déroulement de mes journées a été lent et reposant, rythmé par les habitudes locales. Mon objectif était d’aider Andrew à constituer un dossier pour lui permettre de rechercher des sponsors. La rédaction de celui-ci ne m’a pris que peu de temps. Je passais les après-midi à m’occuper d’une manière ou d’une autre : lire, trier mes photos, me promener en vélo ou contempler le paysage (spécialité locale).
Dès 16h, l’orphelinat s’animait au retour des enfants de l‘école. Il m’est arrivé plusieurs fois d’aller les chercher. Je me trouvais alors entouré par une centaine d’enfants. De retour à l orphelinat, malgré la barrière de la langue, je passais 2 heures à jouer avec eux (foot, jeux sans matériel, cricket ou badminton). Je tiens à préciser que les enfants sont vraiment bien éduqués. Ils sont toujours souriants, appliqués dans leurs taches et ont une soif d’apprendre qui rendrait jaloux de nombreux professeurs européens.
De 18 à 19h30, les enfants se rassemblaient dans le hall pour faire leur devoir à même le sol. Pendant ce temps, je donnais un cours d’anglais basic aux orphelins de 9 à 10 ans. Apres un moment religieux et spirituel, les enfants recevaient leur repas vers 20h, Celui-ci était composé tous les jours de riz et de choux. J’ai été mis au même régime. Le dimanche, un morceau de poulet était ajouté à l‘assiette, ceci a la plus grande joie des enfants.

La société indienne est divisée en 4 castes depuis des siècles. On retrouve l’élite, les soldats, les commerçants et les intouchables. Cette distinction régit les rapports entre les gens. Ainsi, un intouchable doit accomplir les basses tâches comme travailler aux champs ou nettoyer les rues. Les banques appartiennent aux commerçants, tandis que l’élite est considérée comme supérieur aux autres et se retrouve comme dirigeant. Si un intouchable a le malheur de rentrer dans une de leurs maisons, celle-ci devra être entièrement lavée à l’eau par un autre membre de sa caste.
Les responsables de l’orphelinat, comme la majeure partie de la population font partie de la caste des intouchables.
Etre “blanc” donne un statut particulier et supérieur. J’ai pu rapidement m’en rendre compte. Lorsque je sortais de l’orphelinat, j’étais constamment sollicité par les indiens. J’y répondais en souriant, en échangeant quelques mots ou en serrant simplement la main. Dur, dur le statut de star

Voici une petite anecdote par laquelle Andrew et sa famille ont essayé de tirer profit (avec mon assentiment) de mon statut de blanc. J’ai ainsi été invité à les accompagner lors d’une demande en mariage d’un cousin. Des 8h, je me suis retrouvé dans une jeep pour 5 heures de route sur des chemins de terre ou de pierres (140km). L’objectif de ma présence était d’influencer le père de la fille, réticent à accepter la requête du soupirant. En effet, l’après-midi a été rythmé par des négociations ardues entre les 2 familles. Celles-ci n’ont débouché sur aucun accord. Pendant ce temps, la fille sentant les difficultés et apparemment battue par son père, décidait de s’enfouir avec le cousin d’Andrew. C’est là que les affaires se sont compliquées. Tout le village (ou bidonville) est venu s en mêler. La voiture s’est ainsi retrouvée entourer par plus de 100 personnes prenant le parti de l’un ou de l’autre. Après de longs palabres, ils nous ont finalement autorisé à partir. Plus loin, nous repêchions discrètement les deux tourtereaux pour les ramener au village. Ils sont maintenant mariés !
Après 17 jours, ayant fini mon dossier et voulant un projet plus actif, je fis mes adieux à tous pour rejoindre mes parents pour de joyeuses retrouvailles avant de rejoindre le Cambodge (Siem Reap) pour me mettre au service de la « Ponheary Ly Fundation » que nous avions visite en décembre. Ce séjour dans l’Inde rurale, restera une expérience exceptionnelle dont je me souviendrai longtemps.

Après 9h de bus, dont 4 avec une petite fille sur mes genoux qui vomissait par la fenêtre et un vol d’avion, je rejoignais mes parents à l’aéroport de New Delhi. Cela m’a permis également de renouer avec un certain confort et une nourriture plus variée. Après 5 mois de voyage, c’était l’occasion de se retrouver pour un tour de 16 jours dans le nord de l’Inde.

Après une visite de Delhi et de ses principaux monuments, nous nous sommes envolés vers Varanasi, la ville sainte des hindous. Nous n’avons pas été déçu! La ville, outre son activité débordante, ses nombreux pèlerins et ses petites ruelles, possède une valeur sacrée aux yeux des hindous. En effet, ils rêvent tous d’y mourir. Si cela n’est pas possible, la famille s’y rendra après le décès pour y disperser les cendres du défunt dans le Gange (fleuve sacré traversant Varanasi). Ce dernier rythme la vie de la ville: le matin les hindous viennent s’y purifier en se lavant dans le fleuve (qui sert aussi de décharge d’égouts ) ; l’après-midi, les vieillards s’installent sur les ghats (marches longeant le fleuve) pour se laisser mourir tout en contemplant le paysage; le soir est le moment des cérémonies religieuses et crémations des corps au bord du Gange.
Notre seconde étape nous a mené à Khajuraho, petit village possédant un complexe de temples érotiques du 12e siècle. Vu les sculptures, ils avaient déjà à l’époque les moeurs bien libérés.
Après une halte dans le village médiéval d’Orccha, nous rejoignions Agra. Cette ancienne capitale compte en son sein le célèbre Taj Mahal. Ce monument, construit en marbre blanc, est époustouflant. Outre sa taille imposante (plus de 100m de haut), ses mesures et sa symétrie sont parfaits. Le nombre de touristes présents témoigne de l’importance de ce mausolée dans le patrimoine mondial. Il a été construit au 17eme siècle par un roi Moghol pour rendre hommage à sa femme décédée. Belle preuve d’amour! Agra recèle également de forts et palais de rois Moghols (envahisseurs musulmans du 15eme siècle originaires de Turquie). Pour permettre d’accueillir toutes leurs femmes (jusque 50), leurs concubines (jusque 100) et le personnel nécessaire, ces forts étaient surdimensionnés et plein de richesses.

Nous avons alors pris la route des vastes plaines du Radjasthan. Cette région est si typique avec ses hommes arborant de larges turbans pour se protéger du soleil, les femmes en saari intégrales et les singes et chameaux présents un peu partout. Le Rajasthan, bien que principalement composé de grandes étendues désertiques, est plus prospère que le reste de l’Inde. Ceci est dû à son histoire. A l époque, ses villes étaient des étapes sur la route de la soie et ont ainsi pu profiter du passage des riches marchands. Le patrimoine de la région est là pour en témoigner. En effet, on y retrouve de somptueux palais de maharadjas, de nombreux forts, des Havelis (maisons de marchands richement décorées) et des routes carrossables, ce qui est exceptionnel pour l’Inde.
Nous avons commencé notre périple à Jaipur, ville rose et capitale de la province. Nous avons ensuite goûté au charme d’Alsisar. Bien que perdu au milieu du désert du Thar, ce petit village paysan compte de nombreux palais. La ville de Bikaner nous a permis de découvrir le “Holy Festival” indien. C est une fête religieuse durant laquelle les gens s’aspergent de couleurs. Nous nous sommes ensuite retrouvés près de la frontière pakistanaise, à Jaslaimer «la jaune». Ville protégée par une forteresse, comptant de nombreux temples, petites ruelles et nombreuses vaches. Jodhpur était l’étape suivante. Elle compte le fort le plus impressionnant du Rajasthan et de nombreuses maisons typiques peintes en bleus. Le bazar, comme dans toutes les autres villes, grouille d’animation. Nous avons ensuite visite Ranakpur et son impressionnant temple Jain. C’est une religion qui applique les principes hindous à la lettre. Les adhérant sont végétariens, ne peuvent manger aucun légume ayant grandi sous terre, aucun aliment à base d’oeufs ou d’oignons et se promènent avec un filet devant leur bouche pour éviter d’avaler des insectes (un peu extrême comme religion). Notre dernière étape était Udaipur. Ville considérée comme la plus romantique en Inde, ce qui est dû à la présence de nombreux lacs et palais.

Il était alors temps pour moi de quitter mes parents et de rejoindre le Cambodge, d’où je vous écris actuellement.

Il y a deux albums photos qui concernent l article.
Par Nico-Jo-Rv
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 15:01
L'Indonesie, ce sera nos derniers pas en terre asiatique! Mais pas des moindres puisque nous y resterons jusqu'a la fin du voyage, soit un bon mois et demi.
Pas question donc d'enchainer avec la Papouasie ou les Philippines, comme nous l'avions envisage. Mais ce ne sera tres certainement que partie remise...

Nous plongions directement dans le grand bain avec comme destination le Lac Toba, situe en plein Sumatra. Plongeon sans reel danger puisque ce lac, forme par l'eruption d'un volcan, est l'un des plus profonds au monde.
Le rythme de vie y est tres plaisant et c'est pourquoi nous nous y attardions plusieurs jours au fil desquels nous rencontrames beaucoup, beaucoup de monde.
Le tour de la peninsule de Samosir a moto nous permit entre autres de nous baigner dans des souces d'eau (tres!) chaude ou de nous essayer a la peche au harpon. Tres amusant!
Cependant, comme le poisson ne mordait pas, nous prenions le taxi-boat (qui est venu nous chercher pratiquement devant notre porte...nice!) pour mettre le cap sur Bukittinggi. C'est sur ce meme bateau que nous fimes la rencontre de notre ami italien, Marco, que l'on peut decire en 3 mots: Plongee, voyage et tattous!

Bukittinggi n'a rien de tres special, si ce n'est son grand canyon, d'ou vous pouvez voir passer, tous les jours vers 18h30, des miliers de chauves-souris geantes.
Nos occupations furent d'avantage la restauration, mais surtout les "cafes", ou nous avons de nouveau pu converser longuement avec des locaux.
Quant au lac Minijau, a 2h de la, nous n'avions pas ete gate puisqu'une vraie drache (digne de la Belgique!) vint tout gacher!
Les jours suivants ne s'annoncaient pas bien meilleurs niveau meteo et nous decidions donc de rejoindre l'aeroport de Padang, afin de quitter Sumatra et retrouver la capitale a Java.

Nous arrivames ainsi a Jakarta.
D'autres "nomades" nous avait conseille de ne pas trop s'y attarder vu l'aspect quelconque de la ville. Notre journee de visite confirma cette regle. Mis a part ses quelques parcs et marches divertissant, ses monuments sans tres grandes importances et ses centres commerciaux habituels, Jakarta manque cruellement d'originalite et d'authencite.
Rien a ajouter de plus donc si ce n'est qu'il faut peut etre y vivre pour decouvrir un autre aspect de cette capitale!

Direction Yogyakarta, situe un peu plus a l'Est  du centre de Java, a quelques 8-9h en train de Jakarta. Ancienne capitale, toujours habitee par le Sultan disposant de son Palace et armee de vieux soldats, il s'agit d'une ville beaucoup plus conviviale que nous avons de suite appreciee. Nous nous y instalames ainsi pour quelques jours afin que Yokyakarta s'impose comme point de depart vers les superbes sites avoisinant que sont le temple Borobudur & le volcan Merapi, notamment. 
A noter la tres traditionnelle et typique peinture "Batik" (pour ceux qui, par le plus grand des hazards, souhaiteraient se cultiver un peu plus). Notre pote Marco en est d'ailleurs presque tombe amoureux.

La premiere visite (lever a 4h du mat), au temple de Borobudur, fut majestueuse. En effet, ce monument est le plus grand edifice bouddhiste du monde. Un immense plaisir que de se prommener entre ses nombreuses stupas en cloche. Les seuls perturbateurs a cette paisible matinee furent des etudiants indonesiens nous demandant sans cesse toutes sortes de stupides questions pour leur cours d'anglais. Ils etaient tout fans vu le nombre de photos qu'ils prenaient de nous (facile d'etre une star ici!).

Des notre retour a Yogyakarta, on nous proposa d'assister a un salon tatouage...mouai!! Pas trop emballes au debut en tout cas! Notre pote italien Marco, aux multiples tatouages exotiques, nous convainquit finalement d'y aller. C'est a notre grande surprise que nous sommes arrives dans une boite avec pas mal d'ambiance. Certes des tatoueurs et tatoues mais egalement des concerts locaux et des exhibitions marquees par les plus beaux dessins. Tres droles avec parfois des indonesiens completement fous (exhibitionnisme sur scene pour certains et "back-flip stage" dans la foule pour d'autres...dingue!!).

Une derniere nuit a Yogya dans notre guesthouse ultra design et artistique (coup de coeur du Lonely Planet) avant de partir a la decouverte de 3 volcans pour les 5 prochains jours. Situes respectivement au centre, a l'est et a l'extreme est de Java, Merapi, Bromo et Ijen sont bien differents les uns des autres de par, notamment, des activites volcaniques diverses.

Le premier, Merapi, est le volcan le plus dangereux d'Indonesie. Toujours en activite, avec une derniere eruption en 2006, il nous etait fortement conseille de prendre un guide. Ce que nous avons donc fait dans un petit village de la region suite a un long trajet a moto sur les routes indonesiennes. Et oui, on persiste a se debrouiller par nous meme pour nos visites et ainsi eviter les "tours" tout prepares! Ce qui fait egalement tout le charme de ce voyage...mis a part quand on se paume pendant 2-3h comme on a pu le faire ici!
A 3h du mat, un petit monsieur nous amena donc au sommet de ce geant (rassurez-vous a plusieurs dizaines de metres de l'antre du diable). Deux milles metres de deniveles en 4km de marche...juste pour vous donner une idee de l'inclinaison. Chaud!!!
A presque 3000m, on y voyait pas grand chose tellement les nuees ardentes etaient denses. Le paysage, qu'on pouvait apercevoir entre deux amas de fumee, etait cependant superbe.

Deuxieme volcan, le celebrisime Bromo! Bon nombre de touristes se dirigent vers ce lieu desertique afin d'admirer la
 vue panoramique donnant sur 3 enormes cones, dont deux actifs, formes majestueusement par la nature il y a quelques milliers d'annees. Vu que nous avions, une nouvelle fois,  fait le chemin par nous meme, nous avions deniche deux locaux qui, a 4h du mat, devaient ainsi nous conduire en moto au point de vue et ensuite, en bas de Bromo pour son ascention a pied. La montee vers le panorama ne fut pas sans peine. Sable noir et poussiere d'une part et enormes trous d'autre part nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Nous sommes toujours et heureusement bel et bien entiers apres leur avoir cependant maintes fois crie: "Tu te calmes ou je te calme l'ami!".
Quant a l'escalade de Bromo, plus facile et moins haute cette fois, nous grimpions vers le cratere meme, degageant pas mal de fumee bien que momentanement inactif. Il nous a donc ete possible de circuler, pendant une bonne heure de marche parfois enfumee, tout autour de l'immense cratere sur un petit chemin etroit.

Pour terminer notre visite de Java, un dernier volcan inonde par un lac acide (le plus acide de la planete, dit-on) se devait d'etre vu, "Ijen".
Montee assez aisee ponctuee par la presence de travailleurs locaux nous expliquant leur admiration pour Nicolas Hulot. Et oui, il y a quelques annees et dans le cadre de l'emission Ushuaia Nature, notre ami francais avait debarque avec un helicopter amenant un bateau sur ce lac ultra chaud. Naturellement hyper impressionnes (vu que Nic. est le seul a avoir fait ce genre de truc), les locaux etaient tout fans et ne cessaient de parler de ca.
Parlons un peu de ces habitants de Ijen qui vivent sur ce volcan afin de recolter le souffre que le sol possede en masse. Apres un processus tres simple (vapeur, liquide, solide), le souffre peut etre recolte et transporte jusque dans la vallee (jusqu'a 100 kg de plaques de souffre sont poses dans deux paniers en osier et vehicules sur le dos de ces indonesiens ultra forts).

A nous l'ile de Bali et sa richesse culturelle Indu!
Depourvus de Lonely Planet, nous decidions de rejoindre Kuta, celebre pour ses surfeurs et ses boites de nuit. Ce n'est pas trop ce que nous recherchions bien que nous nous sommes tout de meme laisses tenter par une petite viree nocturne et une journee au milieu des vagues.
Heureusement que l'on s'essayait au surf car la simple baignade n'y etait pas agreable: eau trop chaude mais surtout degueulasse! Parait que ce n'est pas souvent comme ca...mais nous, c'est ce qu'on a vu!
Apres 3 jours, on en avait deja marre de Kuta! Direction aeroport pour prolonger nos visas d'un mois. Pas de bol, vendredi, c'est ferme! Ou va-t-on? Un type nous recommande Nusa Dua, a l'extreme Sud. On y va un peu a l'aveuglette mais une fois sur place, nous ne cherchions meme pas apres un logement tellement la ville ne donnait en rien l'envie d'y rester: grands hotels, club med, plages hyper securisees, ...
Allez, c'est bon, on a qu'a aller sur la petite ile de Nusa Lembongan pour le weekend. Ce fut cette fois la bonne option: toute petite ile, plein de charme, de magnifiques plages, des gens super sympas, de la bonne bouffe et une chambre nickel a 1m de l'eau!
Nous sympathisames avec les mecs travaillant a l'hotel et apres avoir sirote notre jus de fruit quotidien, nous rejoignions, 1km plus loin, un endroit ou les hommes locaux viennent confronter leurs coqs dans des combats parfois sanglants!
Ce n'est pas un truc a faire pour un membre de WWF! Les types arment la patte de leur coq d'une lame finement aiguisee et, je ne sais par quel moyen, trouvent un adversaire dont la crete ne revient pas a leur poulet.
Les "arbitres" prennent les paris, recoltent l'argent et placent les coqs dans l'arene, qui se livrent a une bataille sans merci, jusqu'a ce que l'un d'eux finisse en volaille.
L'argent est redistribue et le looser se voit couper les pattes, puis les cuisses, avant de se laisser abandonne dans un coin, encore vivant pour quelques secondes.
Bref, ce n'est pas beaucoup plus sain qu'une Corrida!
Le lendemain, quel plaisir de rouler en moto sur cette petite ile, en s'arretant de plage en plage, pour terminer avec 2h de snorkelling qui nous permit de voir des fonds marins et des poissons aussi beaux que ceux croises aux Perinthians Islands en Malaisie.

Le lundi matin, nous retournions a l'aeroport en esperant avec notre visa! Ce fut sans compter sur une procedure longue et ennuyante, nous obligant de revenir le lundi suivant pour payer, puis le mardi pour enfin se voir delivrer le visa!

Nous avions donc une nouvelle semaine avant cela et c'est a Amed, au nord est de Bali, que nous jettions l'ancre; d'ou nous vous ecrivons actuellement. Nous en profitons pour passer notre licence de plongee PADI Open Water qui s'etale sur 3 jours. Nous vous raconterons cela a la prochaine et derniere mise a jour du site juste avant notre retour en Belgique!

A dans 2 semaines!


Par Jo-Rv
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 17:30
2h30 du matin, a l'aeroport de Kuala Lumpur...grand moment puisque Taz, qui nous rejoint pour 2 semaines de backpacking, nous y attendait.
Les retrouvailles se passerent au terminal qui, par ailleurs, nous serva de chambre pour une partie de la nuit sachant que nous devions attendre notre vol pour Borneo le lendemain matin.
S'en suivirent un petit vol, une journee tranquille a Kota Kinabalu (Etat de Sabah en Malaisie Orientale ou de Borneo), et une soiree ou nous pouvions enfin trinquer!
Apres une nuit bien meritee, nous trouvions des tentes et nous nous improvisames un camping sur la plage d'une minuscule ile quelques kilometres au large de la ville.
Snorkelling moyen, ile occupee, mais une toute bonne soiree entre nous 4 autour d'un bon feu ou nous cuisions viandes, poissons, et autres legumes.
Une bonne nuit sous tente a meme le sable plongea directement Taz dans notre aventure a l'autre bout du monde.
Reveil assez matinal par le soleil qui venait taper sur la tente, mais aussi par quelques locaux qui avaient eu la bonne idee de fabriquer des bancs de bois juste a cote de notre campement.
Nous avons donc du tout remballer et tout nettoyer assez rapidemment pour rejoindre en bateau, les quais de Kota Kinabalu, ou nous avons profite des plus jolis terrains de mini-foot rencontres jusqu'a present. Nous avons arrache une belle victoire en battant une equipe de jeunes locaux.

Etape suivante: l'ascension du Mont Kinabalu, dont le sommet pointe a 4100m. Toujours surpris par le cout eleve de la vie en Malaisie, et malgre nos efforts, nous dumes nous incliner face aux permis, assurances et guide obligatoire.
La 1ere etape, d'une demi-journee, consista a grimper, sous une pluie infinie et pendant 6km, un denivele de 1500m. Ca vous donne une idee de l'inclinaison des chemins.
Pas facile donc mais nous rejoignions les 3300m apres a peine plus de 3h de marche. Nous pensions y trouver un pauvre refuge comme au bon vieux temps de l'Everest Base Camp, mais que du contraire, ce fut un vrai hotel qui nous acceuilli, avec son buffet, ses douches chaudes, et ses matelas confortables.
Pas question cependant d'y faire grasse-mat, puisque nos reveils etaient prets a nous reveiller a 3h du matin afin d'atteindre le sommet pour le lever du soleil.
Soiree courte donc, mais plaisante vu le riche repas, le tres beau coucher de soleil, et les parties de cartes avec 3 hongkongaises (et leurs betes paris...hein Taz).

En plein milieu de la nuit, il ne fut pas facile de remettre des vetements trempes de la veille (nous avions laisse les sacs en bas) mais nous nous ne sentions pas refroidis a l'idee d'attaquer la grimpette nocturne. Seul Nico avait prevu sa lampe frontale.
Pas evident donc, sous le froid, de passer de rocher en rocher dans un noir parfois complet.
Apres 2h d'escalade, necessitant parfois une corde pour de trop gros rochers ou des plans trop inclines, nous atteignions le sommet, taquines par un vent glacial.
Nous y attendions le lever du soleil et , petit a petit, c'est un formidable panorama 360 degre qui se devoila, nous offrant d'un cote une palette de couleurs refletant sur les Philippines apercues a l'horizon, et d'un autre cote l'impressionant champ de pierres que nous venions de franchir, avec, au loin, la ville de Kota Kinabalu situee 4000m en dessous de nous et pas loin de 50km plus loin, a vol d'oiseau.
Paysages epoustouflants qui nous clouerent sur place une bonne heure et demi, rivalisant meme, dans un autre genre, avec les plus belles vues de l'Everest.

La descente se fit d'une traite (4100m --> 1800m), avec une petite halte a l'hotel pour un second petit dejeuner et une petite sieste d'une heure.

Le chapitre montagnard etait fini. Nous pouvions redescendre sur terre et penser a la jungle de Borneo et Kinabatangan ou nous arrivions apres une succession de petits trajets en bus et en van.
Meme si nous nous attendions a une jungle humide, on nous refusa les 2 jours de trek en foret (trop innondee).
Chaque annee voit sa periode de pluie mais c'est un veritable torrent qui s'etait abbatu a cet endroit les semaines precedentes. Il n'y a des innondations de la sorte que tous les 10 ans.
Aucun guide ne voulait nous y emmener...sauf un, que nous avons trouve de justesse et qui, apres avoir insiste, accepta finalement de nous y accompagner.
Le lendemain a 6h, nous etions donc dans sa barque pour un 1er tour sur le fleuve, nous devoilant quelques jolies especes d'oiseaux (toucans, aigles, ...).
Un peu plus loin, nous fumes extremement chanceux. Un orang-outan male enorme se nourissait et se balancait de branches en branches. Meme le guide etait scotche sur place, lui qui en voit pourtant souvent.
Le mammifere, pas embete par notre presence, etait tout simplement grandiose a observer!
Apres avoir longuement admire toute sa souplesse, nous abordions sur terre pour une petite promenade dans la jungle. Quelle aventure! Le guide nous avait prevenu qu'on serait un peu mouille...Et comment! Nous nous sommes souvent retrouves a 'marcher', si pas a nager, dans de l'eau nous arrivant parfois jusqu'a la poitrine (jusqu'a la nuque pour Nico?)
Imaginez-vous dans une eau brune infectee d'insectes en tout genre et de grosses arraignees, ou vous devez continuer votre chemin en evitant de vous trebucher sur des branches d'arbre sous-marines impossible a reperer, et avec les bras en l'air pour sauver votre appareil photo. Sans compter que le guide nous precisa bien que des croccodiles rodaient dans le coin... Unique! Jamais il n'avait emmene des touristes dans une jungle comme cela. Ce fut une experience hors du commun, malgre l'absence de gros animaux probablement enfuis a cause des eaux...quoi que!!!
A noter aussi, comme a chaque fois dans la jungle, les innombrables sangsues rentrant leur tete sous votre peau pour sucer votre sang pendant que le reste de leur petit corps jubille. Ce qui etait drole cette fois, c'est qu'Herve en a meme retrouve pres des parties genitales...

Il fut tout de meme bon de se changer avant de reprendre un bus pour Sepilok, reserve d'orang-outans que nous avons pu voir en nombre. Ca ne nous a qu'a moitie plu vu le caractere touristique et la facilite a approcher ces fameux singes roux.

Le lendemain, apres un bref passage chez le coiffeur (il etait temps Jo...), l'avion nous rammena a Kuala Lumpur ou avait lieu le Thaipusam, festival indou rassemblant des centaines de milliers de fideles. Certains expient leurs péchés en s’infligeant des tortures: percings, petites epees et crochets a travers leur langue ou leur corps.

Le festival, les pubs, le shopping dans les grands malls, les mosquees, la KL tower et les fameuses Petronas Twin Towers resument brievement notre weekend, au terme duquel il etait deja temps pour Nico de rejoindre l'Inde profonde pour commencer son projet humanitaire.
Le trio se scinda donc le lundi 1er fevrier apres 4 mois et demi de voyage a trois. Trip ultra reussi, plein de decouvertes et une ambiance toujours au top.

Mais rien n'est fini; loin de la! Le site sera toujours mis a jour avec d'un cote la suite de l'Asie du Sud-Est (principalement l'Indonesie) avec Jo et Herve et l'Inde et l'Australie avec Nico.

Apres les grands au-revoirs et toujours accompagnes de Taz, nous prenions la route pour Melaka, charmant petit village anciennement colonise par les portugais et hollandais. La nourriture y est delicieuse et l'architecture des batiments et les petites ruelles nous confirment bien son style europeen.
Visite a velo de la ville, puis de l'ile voisine ou nous rencontrames Ibrahim, Marie et Gaelle, qui faisaient le meme type de voyage que nous.
Chouette apres-midi sur la plage, et resto arrose le soir! A l'aube, Marie et Gaelle avaient prevu, comme nous, de rejoindre Singapour, la ville aux 1000 interdictions.
Petite promenade a Little India, visite d'une stupa, 1er 421 rate pour les filles qui durent chanter dans un karaoke vide, mais aussi buffet a volonte dans un excellent bar a sushis.
Ce n'est que le soir que nous decouvrions le vrai Singapour, son style ultra moderne, ses gratte-ciels parfois surrealistes et ses ecrans plasma geants.
La rue des pubs et des clubs, en soiree, nous fit la meme impression. Cadre anime et futuriste, bar 'Clinic' ou on boit dans des perfusions tout en etant assis sur des chaises roulantes, bars hyper lounges,... On vous laisse deviner le prix des boissons...
Mais Singapour, c'est aussi Chinatown, l'ile artificielle de Sentosa qui veut pretendre a devenir un MUST dans le monde entier (attractions originales, plages artificielles, shows, beach bars, surf sur de fausses vagues,...) et Orchard Road, la rue ou le shopping de luxe est un vrai sport. Impressionnant.

Comme toute bonne chose a une fin, notre ami Taz mit un terme a des vacances qui auront ete variees! Merci a lui d'etre venu!

Quant a nous, apres des vols Kuala Lumpur-Jakarta, Jakarta-Medan, 5h de bus, 1h de panne, une nouvelle heure de mini-bus et 30 minutes de bateau, nous sommes arrives au lac Toba sur l'ile de Sumatra en Indonesie (d'ou nous vous ecrivons), ou pour 3 euros, nous disposons d' une grande chambre avec balcon, vue sur un lac magnifique et a moins de 10m de celui-ci. On retrouve l'Asie profonde et la chaleur de ses habitants!
A bientot!
Par Nico-Jo-Rv
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  • : Backpacking en Asie du Sud pour une durée de 6 mois (Sept 2009-Mars 2010). Inde, Nepal, Laos, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Indonésie.
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